En vue de la deuxième plénière, nous avons, parallèlement aux répétitions ou aux créations de chorégraphies, mis en route un travail théâtral. Nous avons commencé par toute une série d’improvisations autour de la méthode Rudolf Laban: étude de l’espace, du temps, de la pesanteur, différentes qualités d’efforts, de mouvements en relation avec des états psychologiques ou les émotions; ceci, d’abord avec le corps, puis avec le corps et la voix, puis avec le texte. Nous avons également mis en route des petites compositions autour de personnages définis ou inventés par les jeunes, et s’appuyant sur des costumes qu’ils ont ont choisis eux-mêmes. Des fragments de texte écrits par les jeunes ont été attribués à ces personnages.
Voici deux textes, parmi d’autres, sur lesquels nous avons commencé à travailler. Le premier a été écrit par Doriane, le second par David. Nous espérons qu’il y aura encore beaucoup d’autres veines inspirées et inspirantes…à vos plumes donc !!!
La petite cellule.
C’est l’histoire d’une petite cellule qui reste dans son coin, pas par envie, juste pour se protéger. Elle se protège par nécessité car elle a du mal à supporter le bruit des autres cellules qui parlent, certaines odeurs, certains goûts. Elle ne regarde jamais les autres dans les yeux et si par malheur quelqu’un la regarde, elle cesse de fonctionner et le pire se produit quand une autre cellule la touche… Mais cette cellule ne veut pas vivre seule, alors petit à petit, jour après jour, elle se bat pour en supporter davantage et être en contact avec d’autres cellules, parce qu’au fond d’elle, elle est comme tout le monde et vit bien mieux entourée d’autres cellules que seule.
Notre univers.
Notre univers. Est-il fini, infini ? Dans la vie tout a une fin ?!?! Tout a une masse, une taille et donc une fin ! Si l’univers n’a pas de fin, qu’y a-t-il au-delà de ce que nous connaissons de lui ? Si, au contraire, il y a une fin, où se trouve-t-elle ? Et qu’y a-t-il ensuite ? Rien ? Le vide ? Le néant ? Nous vivons sur la planète terre, qui fait partie du système solaire, qui elle-même fait partie de l’univers… Si l’on suit cette logique, l’univers devrait être aussi à l’intérieur de quelque chose ! Nous ne pouvons décemment pas flotter au milieu du néant. La meilleure façon d’imaginer notre univers c’est de le comparer à une sphère: ni début, ni fin. C’est pour cette raison que l’univers nous paraît infini. Même si la terre nous paraît immense, pour l’univers elle n’est qu’une petite et grande poussière. Depuis le Big Bang, l’univers, subit une expansion à la vitesse de (300000 km/s). Aujourd’hui, l’univers a 13 billions d’années, donc si l’on multiplie la vitesse de la lumière et l’âge de l’univers, nous pourrions déterminer sa taille. Si un jour nous réussissons à voyager à la vitesse de la lumière dans le but d’arriver à la limite de l’univers, celui-ci se sera déjà agrandi pendant notre voyage.